L’arrêté du 8 octobre 2018 est inadapté aux poissons

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L’arrêté du 8 octobre 2018 vise à mieux encadrer la cession et l’identification des animaux non domestiques détenus en captivité de quelque nature que ce soit. Voyons en détail les chapitres de ce texte.

L’identification des animaux

Le marquage

Cette section n’a pas sa place pour les poissons de taille modeste.

L’enregistrement

Il est facile d’acheter un nombre conséquent de poissons. Les seules espèces qui méritent d’être enregistrées sont les poissons dangereux ou les poissons classifiés à juste titre comme une espèce invasive.

Le registre d’entrée et de sortie

Ce registre ajoute une couche administrative conséquente aux vendeurs, qu’ils soient professionnels ou particuliers. C’est un frein majeur au développement de l’aquariophilie. Ce registre doit comporter cinq années d’historique. Vu le nombre de poissons vendus par an, les vendeurs professionnels ont tout intérêt à agrandir leur local pour stocker correctement ce registre.

La cession d’animaux non domestiques

Cette section a le mérite de fournir à l’acheteur le nom scientifique de l’animal vendu. Il est discutable d’indiquer l’adresse de l’acheteur, celui-ci pouvant déménager et la traçabilité des poissons n’étant pas réalisable à postériori. Concernant les conditions financières de la cession, le seul intérêt est de vérifier les comptes du vendeur à postériori ou d’y appliquer ultérieurement une taxe.

L’avancée majeure de cette section est d’y indiquer les conditions de maintenance, la longévité et la taille adulte. Ces informations permettent à l’acheteur de savoir à quoi ils doivent s’attendre en acquérant l’animal non domestique.

Conclusion

Cet arrêté vise en particulier les reptiles. Soyons heureux que l’on ne nous demande pas de prendre une photo de chaque poisson comme c’est le cas pour les amphibiens. Cette idée peut avoir tout son sens pour des poissons dangereux ou capables de se reproduire dans un milieu naturel.

Pour le particulier

Il parait difficile de contrôler un particulier détenant des poissons uniquement à partir d’une liste de noms scientifiques.  La principale difficulté pour un néophyte sera de les identifier dans l’aquarium. Si en plus cet aquarium est planté et que le poisson est craintif, il faudra s’armer de patience. A moins que ce soit un poissons rare, qui gardera la preuve d’achat?

Pour le professionnel

Les services fiscaux disposent déjà des factures d’achat des poissons avec l’origine. Le seul élément difficile à contrôler, c’est le nombre de poissons qui ne survivent pas au transport, un sujet tabou chez les professionnels. Le registre apporte un moyen de contrôle. Qui ira contrôler cette immense masse de paperasse non informatisée? Le rapport travail/gain pour l’administration fiscale est défavorable.

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